menu etendu-reduit
     
mentions légales
 
 
 
ALORS RACONTE
Alors raconte, l'Angoumois

Jean-Claude Lequilliec

Témoignage de Jean Claude Lequilliec, chef-mécanicien qui nous a quitté récemment.
"L’Angoumois est sorti du chantier en décembre 1969. J’ai embarqué juste après Noël puisque l’on a passé le premier de l’an en mer. Il y avait 12 personnes sur l’Angoumois : le patron, un lieutenant, le chef mécanicien, 2 graisseurs, un cuisinier, un maître d’équipage, 5 matelots et un mousse. Le patron se levait à 5h le matin et finissait souvent vers 22h/23h le soir. Ensuite, c’était le lieutenant qui prenait un ou deux coups de chalut pendant que le patron se reposait. Le lieutenant couchait en haut sur la passerelle. La journée d’un chef-mécanicien à bord commençait vers 7h15 le matin.

lire la suite...

André Lelay

Témoignage d'André Lelay, cuisinier à bord du Manuel Joël et de l'Angoumois
Je m’appelle Lelay André. J’étais cuisinier pendant environ 45 ans et j’ai embarqué sur l’ANGOUMOIS dans les années 72. J’ai navigué 4 ans à bord de ce bon bateau. Tout se passait bien : il y avait une très bonne ambiance et un bon équipage. J’ai embarqué sur l’Angoumois grâce au second. Je venais de débarquer d’un autre bateau et il m’a dit : « Dédé tiens il manque un cuisinier sur l’Angoumois est-ce que ça t’intéresserait ? », j’ai dit « OK ». On est allé voir le patron et l’armement et mon embarquement sur l’ANGOUMOIS s’en est suivi.

lire la suite...

Richard Pillard

Témoignage de Richard Pillard, lieutenant de pêche
"Richard je voudrais que tu commences par te présenter puis que tu me racontes un peu comment tu es rentré dans la marine, ton parcours."
RP : L’histoire est simple. J’ai été élevé par mes grands parents en Bretagne, au bord de la mer. Dans un petit port de pêche qui s’appelait La Turballe. Ma famille est arrivée là tout à fait par hasard. C’était un peu des aventuriers et c’était des marins déjà à la base. Ce qui fait que j’ai toujours été bercé par la vie du port. Dans ma famille il y avait des cousins qui avaient des bateaux. Mon grand-père a commencé à naviguer déjà, à Terre Neuve, où il a fait deux campagnes. Comme il a vu beaucoup de misère il a préféré abandonner. Après, il est parti avec un de mes oncles sur des cap-horniers et là, il a commencé à faire des tours du monde. Du côté de mes parents il n’y avait pas de marin, mais comme mon grand-père m’a élevé et bien ma destinée a été de dire : bon je ferai un métier de marin.

lire la suite...

Franck Morin

Témoignage de Franck Morin mousse et novice sur l'Angoumois.
C'est avec plaisir que je vais vous raconter une petite tranche de ma vie mouvementée!
Pour commencer, je suis d'origine parisienne et déjà tout petit, mon rêve était d'être marin pêcheur. Mes parents, pour des raisons professionnelles et personnelles, ont quitté Paris pour vivre à St Genis de Saintonge, entre Pons et Mirambeau. C'est dans ce village que j'ai été scolarisé en 6eme 5eme et 4eme, mais l'école classique ne correspondait pas à mes attentes. Personne dans ma famille n'appartenait au milieu de la pêche, mais mes parents ont fini par accepter que le métier de marin me soit "destiné" et m'ont m'inscrit a l'école maritime de La Rochelle.

lire la suite

Maurice Garet, James Pain, Lionel Salamanca

Témoignages de Maurice Garet, pêche et dragage
James Pain, bosco
Lionel Salamanca, matelot

"James, vous étiez bosco, en quoi consistait votre métier ?"
JP: Sur un chalutier, le bosco est un matelot qui passe second du patron. Il y a un patron et un second, le second est appelé le bosco. C’est une appellation très vieille. En bas, le bosco est responsable du chalut, du matériel, de tout le matériel de pêche, des hommes et du pont; en plus il est responsable du glaçage du poisson. Si on arrive à terre et que le poisson a été mal glacé, on vend mal et le bosco passe aux rations !
"Que veut dire passer aux rations » ?
JP : C’est se faire engueuler dans la marine c’est ça passer aux rations.

lire la suite...