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Destinée à travailler dans l’estuaire de ce fleuve, c'’est un engin de rivière, inapte à affronter la haute mer. Elle a la forme d’une caisse rectangulaire et plate surmontée d’imposantes superstructures. L’engin de 28,50 m de long est capable d’extraire 400 m3 de vase par jour, à une profondeur de 5.50 m. Cet énorme bâtiment aidera également à débarrasser le port de La Rochelle de nombreuses épaves qui l’encombrent. La D6 n’ayant pas de moteur de propulsion, elle est remorquée sur le site à draguer par les porteurs de vase SAINT-MARC et BOUT BLANC. Une fois sur place, elle "papillonne" c'est à dire qu'elle se déplace latéralement et longitudinalement à l’aide de ses différents treuils à vapeur agissant sur des chaînes ou câbles frappés à terre. La longue carrière de D6 s’achève fin 1987, et elle est alors vouée à la casse dès mars 1988. L’association de sauvegarde « TD6 », présidée par le Directeur du Musée Maritime actuel, Patrick Schnepp décide de sauver la Drague à vapeur de la ferraille. Elle est classée au titre de Monuments Historiques en novembre 1992, et est actuellement entreposée dans l’ancienne base sous-marine de la Pallice, dans l’attente d’une restauration qui lui permettra de rejoindre la flottille patrimoniale du Musée Maritime de La Rochelle.Drague à vapeur, à godets construite en 1906 à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), par les Ateliers et Chantiers de la Loire.
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